Mardi 22 avril 2014 2 22 /04 /Avr /2014 17:29

La rumeur, qui émane de la chaine britannique Sky, et a été reprise par les médias espagnols, commence à se répandre : Toro Rosso envisagerait, d'ici quelques grands prix, de remplacer Jean Eric Vergne par Carlos Sainz Jr. Crédible ou pas ?

 

Jean-Eric VergneParmi tous les pilotes en difficulté depuis le début de la saison, s'il y en a un qui peut craindre pour son baquet à court terme, c'est bien Jean-Eric Vergne. Censé être l'atout "expérience" de Toro Rosso, il est globalement dominé depuis le début de la saison par son équipier russe Daniil Kvyat, un débutant qui ne fêtera ses 20 ans que dans quelques jours.

 

Après une saison et demi plutôt encourageante, "JEV" a complètement sombré lors de la deuxième moitié de saison 2013. On connaissait ses difficultés récurrentes en qualifications (sauf quand il pleut, curieusement) mais également son excellente tenue en grand prix. Sauf que depuis l'été dernier, même le dimanche, il ne répond plus présent. Non seulement il ne progresse pas, mais en plus, il donne l'impression de régresser, avec également une facheuse tendance à manquer ses départs et se retrouver au mauvais en droit au mauvais moment.

 

Vergne a néanmoins été conservé cet hiver par Toro Rosso. Oui, mais un peu par défaut. Car compte tenu du départ de Ricciardo sous d'autres cieux, il fallait un pilote expérimenté pour épauler le très jeune Kvyat, surtout dans le contexte du profond chamboulement règlementaire que l'on connait. S'ajoutait à cela le fait qu'aucun autre pilote de la filière Red Bull ne faisait l'affaire, Antonio Felix da Costa et Carlos Sainz Jr. ayant globalement déçu.

 

Quelques mois plus tard, les choses ont changé. La nouvelle réglementation a été digérée par les écuries, et Kvyat, qui s'est déjà imposé comme le leader de l'écurie (plus rapide, plus solide) montre qu'il n'a absolument pas besoin d'un chaperon. Reste la question de l'éventuel remplaçant. Si on ne parle plus de Da Costa, aiguillé par Red Bull vers le DTM, la piste Sainz Jr. a quant à elle repris de la consistance. Le fils de l'ancien double champion du monde des rallyes sort de deux années peu convaincantes en Formule 3 et en GP3, mais il vient d'attaquer le championnat de Formule Renault 3.5 sur les chapeaux de roues, avec deux poles et une victoire. A t-il enfin eu le déclic attendu ? C'est possible. A confirmer.

 

Alors bien sur, d'un strict point de vue sportif, remplacer Vergne par Sainz Jr. en cours de saison n'aurait absolument aucun sens. Mais Toro Rosso n'est pas une écurie comme les autres, c'est l'antichambre du Red Bull Racing, et la dernière étape de la filière Red Bull Junior. Dans cette logique, conserver Vergne (qui n'a quasiment aucune chance de rejoindre un jour Ricciardo chez Red Bull) n'a pas non plus grand sens, et le temps presse pour faire une place à Sainz Jr., qui lui-même sera ensuite rapidement sous la pression de Pierre Gasly. La rumeur de Sky n'a donc rien de saugrenue.

 

Photo : Henry Mineur sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.

Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Fans de Formule 1
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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 23:51

Inutile de revenir sur l'archi-domination de Mercedes. L'intérêt de ce Grand Prix de Chine, moyennement palpitant, a surtout été dans la lutte pour les places d'honneur qui a opposé Fernando Alonso aux pilotes Red Bull.

 

Mercedes_F1_W05_frontwings.jpgPremier podium pour Ferrari

 

La Scuderia Ferrari transfigurée par l'arrivée de Marco Mattiacci à sa tête ? Si on compare avec la prestation calamiteuse de Sakhir, le contraste est énorme. Mais cette performance, sur un tracé "typé moteur", ne rendait pas justice au vrai potentiel de la F14T, qui sans être l'arme absolue espérée par les tifosi, n'est pas non plus un ratage complet. Il faut notamment se souvenir qu'Alonso avait terminé à la 4e place en Australie, et, de façon plus convaincante, à la 4e place en Malaisie, où la Scuderia était apparue comme la 3e force du plateau derrière Mercedes et Red Bull. Aujourd'hui, Ferrari n'est donc pas revenu de nulle part, mais est quand même parvenu à franchir un palier important en dominant à la régulière les deux Red Bull de Ricciardo et de Vettel.

 

Seule ombre au tableau, cette bonne forme ne profite qu'à Fernando Alonso puisque jusqu'à présent, Kimi Raikkonen n'a toujours pas trouvé le mode d'emploi de sa monoplace, et a concédé environ une seconde par tour à son coéquipier pendant toute la course. Son recrutement semblait de nature à bousculer la hiéarchie interne de la Scuderia, pour l'instant, il ne fait pas mieux que Felipe Massa.

 

Sebastian Vettel en difficulté

 

Mauvaise passe pour Kimi Raikkonen, et à un degré moindre, pour Sebastian Vettel, qui lui aussi semble avoir du mal à digérer la nouvelle réglementation technique. On s'attendait à ce que le quadruple champion du monde en titre éprouve des difficultés à conserver en 2014 l'état de grâce de 2013. On imaginait mal qu'il se ferait à ce point bousculer par son coéquipier Daniel Ricciardo, tant en qualifications qu'en course, domaine dans lequel l'Australien n'avait pourtant pas toujours brillé lors de ses deux années chez Toro Rosso.

 

Il est idiot, comme le font certains, de dire que les difficultés actuelles de Vettel éclairent d'un autre jour sa domination des quatre dernières années. Cela n'a absolument rien à voir. Mais si l'Allemand n'inverse pas la tendance rapidement, on pourra dire qu'il ne fait pas partie de ces pilotes qui, comme Fernando Alonso ou Michael Schumacher avant lui, sont capables de conserver le même niveau d'excellence en toutes circonstances.

 

McLaren plonge

 

Bien qu'acquis avec une bonne dose de réussite, le double podium de McLaren en Australie laissait croire que l'écurie de Woking était revenue dans la bonne direction. Un mois plus tard, la déception est immense. A tel point que McLaren, déjà retombé à la cinquième place du classement des constructeurs, semble encore plus mal en point que l'an passé. Williams ne devrait pas tarder à repasser devant au classement, et même Toro Rosso et Lotus sont revenus au niveau en terme de performances. C'est dire l'ampleur de la catastrophe. Heureusement, il était acté de longue date que 2014 ne serait qu'une saison de transition pour McLaren, en attendant l'arrivée de Honda. Mais le motoriste japonais ne résoudra pas d'un coup de baguette magique tous les problèmes structurels de l'écurie. Ron Dennis et Eric Boullier ont énormément de travail.

 

Photo : J.H. Sohn sous licence Creative Commons paternité 2.0 générique.

Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Sports Mécaniques
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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 23:24

Après le GP2 et la Formule Renault 3.5, c'était au tour de la Formule 3 européenne de reprendre ce week-end à Silverstone. Et comme en GP2 ou en FR3.5, le plateau est particulièrement prometteur, confirmant l'idée que 2014 s'annonce comme un grand cru dans les formules de promotion.

 

Passons rapidement sur les redoublants ou multi-redoublants. Ils ont de bonnes chances d'accrocher le titre, mais ce ne sont pas ceux dont les noms sont le plus à retenir. On pense à Tom Blomqvist, vainqueur de la première manche du week-end, mais qui en est déjà à sa troisième année à ce niveau, et qui a successivement perdu le soutien des filières McLaren puis Red Bull, ce qui n'est pas très bon signe. On pense également à Felix Rosenqvist (vice-champion l'an dernier pour sa 3e participation, et qui rempile pour une 4e année !) ou à Lucas Auer, le neveu de Gerhard Berger.

 

Les pilotes à surveiller sont les rookies de la cuvée 2014. L'un deux a un patronyme célèbre, Max Verstappen, le fils de "Jos the Boss". Directement issu du karting, le jeune Néerlandais a affolé les chronos lors des essais hivernaux et fait figure de petit prodige. Son handicap pourrait provenir de son écurie, le Van Amersfoort Racing, pas habituée à jouer les premiers rôles en F3 Européenne. Le problème ne se pose pas pour le Français Esteban Ocon, membre de la filière Lotus F1, ou pour l'Italien Antonio Fuoco, membre de la Ferrari Driver Academy, tous les deux intégrés au Prema Powerteam, la grosse écurie du plateau.

 

Classement des trois manches du meeting de Silverstone :

 

  Course 1 Course 2 Course 3
1 EN Tom Blomqvist FR Esteban Ocon IT Antonio Fuoco
2 FR Esteban Ocon CA Nicholas Latifi NL Max Verstappen
3 EN Jordan King IT Antonio Fuoco FR Esteban Ocon
4 IT Antonio Fuoco EN Tom Blomqvist CA Nicholas Latifi
5 Autriche Lucas Auer NL Max Verstappen IT Antonio Giovinazzi

 

Classement du championnat :

 

1 FR Esteban Ocon Prema Powerteam Dallara-Mercedes 58
2 IT Antonio Fuoco Prema Powerteam Dallara-Mercedes 52
3 EN Tom Blomqvist Carlin Dallara-Volkswagen 43
4 CA Nicholas Latifi Prema Powerteam Dallara-Mercedes 38
5 NL Max Verstappen Van Amersfoort Racing Dallara-Volkswagen 28
Par Thibaut - Publié dans : Formule 3 - Communauté : Sports Mécaniques
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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 23:09

Troisième victoire consécutive de Lewis Hamilton, troisième doublé consécutif de Mercedes. Rien de nouveau à l'est, si ce n'est le retour sur le podium de Fernando Alonso qu'on n'attendait pas à si belle fête ce week-end.

 

Classement du Grand Prix de Chine 2014 :

 

1 EN Lewis Hamilton Mercedes 1h33'28"338
2 DE Nico Rosberg Mercedes + 18"0
3 ES Fernando Alonso Ferrari + 23"6
4 Australie Daniel Ricciardo Red Bull-Renault + 27"1
5 DE Sebastian Vettel Red Bull-Renault + 47"8
6 DE Nico Hulkenberg Force India-Mercedes + 54"3
7 FI Valtteri Bottas Williams-Mercedes + 55"7
8 FI Kimi Raikkonen Ferrari + 1'16"3
9 MX Sergio Pérez Force India-Mercedes + 1'22"6
10 RU Daniil Kvyat Toro Rosso-Renault + 1 tour

 

Classement du championnat du monde des pilotes :

 

1 DE Nico Rosberg Mercedes 79
2 EN Lewis Hamilton Mercedes 75
3 ES Fernando Alonso Ferrari 41
4 DE Nico Hulkenberg Force India-Mercedes 36
5 DE Sebastian Vettel Red Bull-Renault 33
6 Australie Daniel Ricciardo Red Bull-Renault 24
7 FI Valtteri Bottas Williams-Mercedes 24
8 EN Jenson Button McLaren-Mercedes 23
9 DK Kevin Magnussen McLaren-Mercedes 20
10 MX Sergio Pérez Force India-Mercedes 18


Classement du championnat du monde des constructeurs :

 

1 DE Mercedes 154
2 Autriche Red Bull-Renault 57
3 IN Force India-Mercedes 54
4 IT Ferrari 52
5 EN McLaren-Mercedes 43
6 EN Williams-Mercedes 36
7 IT Toro Rosso-Renault 8
8 EN Lotus-Renault 0
9 CH Sauber-Ferrari 0
10 RU Marussia-Ferrari 0
Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Sports Mécaniques
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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 20:32

Début d'une crise ou première étape vers la reconquête ? L'avenir nous le dira. Toujours est-il que Stefano Domenicali, directeur de la gestion sportive de la Scuderia Ferrari depuis 2008 a aujourd'hui démissionné (ou a été démissionné...) de son poste. Il sera remplacé par Marco Mattiacci.

 

2012 Italian GP - Alonso on pitStefano Domenicali n'aura donc pas survécu au difficile début de saison 2014 de la Scuderia Ferrari, et surtout au calamiteux Grand Prix de Barhein, qui avait vu le duo Fernando Alonso-Kimi Raikkonen rejoindre l'arrivée aux 9e et 10e positions. La mine déconfite de son président Luca di Montezemolo, qui avait d'ailleurs préféré quitter le circuit avant le terme de la course, laissait deviner que l'humiliation ne resterait pas sans suite. Que Domenicali quitte la Scuderia est donc loin d'être une surprise, même si on n'imaginait peut être pas une décision aussi rapide.

 

On ne peut pas reprocher spécifiquement à Stefano Domenicali le ratage de la F14T. Il n'est pas ingénieur, ce n'est pas lui qui a fait les mauvais calculs ou choisi les mauvaises orientations techniques. Le problème est que la F14T est la descendante d'une lignée de plusieurs monoplaces peu ou pas assez performantes. Les ingénieurs réputés se succèdent à Maranello, mais rien n'y fait, invariablement, depuis 5 ans, la mayonnaise ne prend pas. Ce n'est pas un problème ponctuel d'individualités, mais bien un souci structurel, organisationnel. Or, l'organisation de la Scuderia, c'est Domenicali et personne d'autre qui en est responsable. Le temps était venu d'en tirer les conséquences.

 

Son remplaçant, Marco Mattiacci, est un illustre inconnu dans le milieu du sport automobile. Son nom doit par contre être familié des lecteurs des magazines "business", car le nouvel homme fort de la Scuderia possède un solide CV. Salarié de Ferrari depuis une quinzaine d'années, il était  jusqu'à aujourd'hui le Président de Ferrari en Amérique du Nord, un poste qui a lui a valu de recevoir en 2012 le Automotive Executive of the Year Award en récompense de ses succès commerciaux.

 

Pour tout dire, il y a quelque chose de presque incongru à voir Mattiacci prendre aujourd'hui la place de Stefano Domenicali. Son profil le prédestinerait en effet plutôt au fauteuil de Luca di Montezemolo. Son arrivée à la tête de la Gestion Sportive pourrait donc n'être qu'une étape intermédiaire.


Photo : Francesco Crippa sous licence Creative Commons Attribution 2.0 Generic.

Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Fans de Formule 1
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