Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 22:45

Quel Grand Prix ! Un spectacle magnifique qui est venu confirmer le nouveau statut de Daniel Ricciardo, tandis que la lutte fratricide que se livrent les pilotes Mercedes a connu un nouvel épisode houleux.

 

Daniel_Ricciardo_2011.JPGDaniel Ricciardo confirme...

 

Quand un pilote remporte son premier grand prix, tout le monde veut devenir son ami. Quand il remporte son deuxième grand prix, il devient l'homme à abattre. C'est désormais le cas de Daniel Ricciardo, qui encore plus qu'au Canada, semble avoir pris ce week-end une dimension supérieure. Il y a la victoire, bien sur, acquise avec un brin de réussite puisqu'une fois n'est pas coutume, il s'était qualifié derrière Sebastian Vettel et qu'il a fallu la première intervention du safety-car pour le remettre dans le jeu. Mais il y a aussi la manière. Pour s'imposer, il lui a fallu doubler dans les tous derniers tours Lewis Hamilton et Fernando Alonso, pas les moins coriaces des adversaires, le tout en gardant à l'esprit que la Red Bull ne brille pas par sa vitesse de pointe. Si le dépassement sur Alonso, avec ses pneus à l'agonie, fut relativement aisé, celui sur Hamilton était une petite merveille.

 

Je me répète, mais le niveau de Ricciardo est pour moi une énorme surprise. Chez Toro Rosso, on connaissait sa vitesse en qualifications, mais il rentrait régulièrement dans le rang en course, où son coéquipier d'alors Jean-Eric Vergne faisait preuve de plus de consistance. Cette année, il est toujours aussi bon en qualifs, mais s'est transformé en un magnifique "racer" : rapide, régulier, agressif, excellent dans le combat rapproché. A t-il fait d'énormes progrès ou bien est-ce que la réglementation technique 2014 lui convient mieux ? Il est curieux de constater que Rosberg, qui souffrait un peu des mêmes défauts que Ricciardo (bon le samedi, irrégulier le dimanche) semble avoir lui aussi bien corrigé le tir cette année. Coïncidence ?

 

...Sebastian Vettel aussi

 

Inversement, ça ne va pas mieux pour Vettel et le mauvais timing du premier safety-car n'explique pas tout. L'Allemand a une nouvelle fois été très quelconque comparé à son coéquipier. On pouvait penser qu'après un début de saison laborieux, il finirait par comprendre le mode d'emploi de sa voiture et à reprendre l'ascendant sur Ricciardo, mais ce n'est pas le cas et il semble désormais probable que la tendance actuelle dure jusqu'à la fin de l'année, surtout que la tournée asiatique, qui lui était si favorable ces dernières saisons, a été amputée des rendez-vous indien et coréen.

 

Cela ne remet pas en cause la légitimité de ses quatre titres mondiaux (il est idiot de chercher à projeter son niveau actuel sur le scénario des années passées), mais cela remet clairement en cause sa place dans le Panthéon de la F1, car aucun cador n'a jamais connu une si mauvaise passe. A l'image de Raikkonen, et à l'inverse d'un Schumacher ou d'un Alonso, Vettel montre qu'il est un pilote unidimensionnel, qui ne parvient pas à tirer le meilleur de n'importe quelle voiture.

 

Mercedes et la consigne de trop

 

Cas de figure classique : deux équipiers en piste sur une stratégie différente. La logique est de permettre à celui qui est sur la stratégie la plus agressive (en l'occurence Rosberg) de passer devant, afin de ne pas perdre de temps et de tirer le meilleur de sa stratégie. Voilà pourquoi Mercedes a demandé à Hamilton de s'écarter au profit de Rosberg, qui avait encore un arrêt à effectuer.

 

Oui, sauf que Mercedes a visiblement oublié que nous n'étions pas tout à fait dans le cas de figure habituel. Car leurs deux pilotes sont légèrement en lutte pour le titre mondial. Et comme l'a rappelé Hamilton, ce n'est pas parce qu'ils évoluent sur deux stratégies différentes qu'ils ne sont pas dans la même course ! Bien sur, si Hamilton avait laissé passé Rosberg, peut-être l'Allemand aurait-il pu espérer un meilleur résultat final, et même contester la victoire à Ricciardo (ce qui reste théorique car avant son ultime arrêt, les performances de Rosberg commençaient à plafonner), mais il aurait surtout probablement terminé devant Hamilton ! Qui n'avait aucune raison de lui faire ce cadeau.

 

Que privilégier ? Le résultat d'ensemble de l'équipe ou l'équité de la lutte entre équipiers ? Dans 99% des cas, il faut bien sur privilégier le résultat d'ensemble, ce qui justifie la consigne. Mais hier, nous étions justement dans le 1% où il ne peut y avoir consigne. Mercedes est assuré du titre des constructeurs et s'est déjà gavé de victoires cette année. Maintenant, seule doit compter la lutte entre les pilotes pour le titre.

 

Pour certains, cette consigne est la preuve de l'orientation pro-Rosberg de l'équipe. Non, c'est surtout la preuve que les ingénieurs sont de bons soldats bien disciplinés mais qui manquent un peu d'intelligence situationnelle. La consigne donnée à Hamilton semble avoir été donnée de façon presque automatique. On a d'ailleurs eu l'impression que rapidement, le muret Mercedes s'est rendu compte de son erreur, et s'est trouvé bien embarassé, en osant pas relancer Hamilton, tout en devant faire face à l'agacement de Rosberg. A froid, Toto Wolff et Niki Lauda ont d'ailleurs reconnu que la consigne n'avait pas lieu d'être.

 

Photo : Henry Mineur sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.

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Dimanche 27 juillet 2014 7 27 /07 /Juil /2014 18:13

Superbe Grand Prix de Hongrie, appelé à devenir un des "classiques" de l'histoire de la Formule 1 tant le spectacle fut exceptionnel. Le vainqueur ne l'est pas moins : Daniel Ricciardo n'a certes pas été malheureux dans le timing des safety-cars, mais son agressivité et son sens du dépassement dans les derniers tours étaient remarquables. Au championnat, alors qu'il pensait prendre le bouillon, Lewis Hamilton reprend 3 points à Nico Rosberg.

 

Classement du Grand Prix de Hongrie 2014 :

 

1 Australie Daniel Ricciardo Red Bull-Renault 1h53'05"058
2 ES Fernando Alonso Ferrari + 5"225
3 EN Lewis Hamilton Mercedes + 5"857
4 DE Nico Rosberg Mercedes + 6"361
5 BR Felipe Massa Williams-Mercedes + 29"841
6 FI Kimi Raikkonen Ferrari + 31"941
7 DE Sebastian Vettel Red Bull-Renault + 40"964
8 FI Valtteri Bottas Williams-Mercedes + 41"344
9 FR Jean-Eric Vergne Toro Rosso-Renault + 58"527
10 EN Jenson Button McLaren-Mercedes + 1'07"280

 

Classement du championnat du monde des pilotes :

 

1 DE Nico Rosberg Mercedes 202
2 EN Lewis Hamilton Mercedes 191
3 Australie Daniel Ricciardo Red Bull-Renault 131
4 ES Fernando Alonso Ferrari 115
5 FI Valtteri Bottas Williams-Mercedes 95
6 DE Sebastian Vettel Red Bull-Renault 88
7 DE Nico Hulkenberg Force India-Mercedes 69
8 EN Jenson Button McLaren-Mercedes 60
9 BR Felipe Massa Williams-Mercedes 40
10 DK Kevin Magnussen McLaren-Mercedes 37


Classement du championnat du monde des constructeurs :

 

1 DE Mercedes 393
2 Autriche Red Bull-Renault 219
3 IT Ferrari 142
4 EN Williams-Mercedes 135
5 IN Force India-Mercedes 98
6 EN McLaren-Mercedes 97
7 IT Toro Rosso-Renault 17
8 EN Lotus-Renault 8
9 RU Marussia-Ferrari 2
10 CH Sauber-Ferrari 0
Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Sports Mécaniques
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Dimanche 27 juillet 2014 7 27 /07 /Juil /2014 01:44

Alors que les audiences TV sont globalement en baisse, et après le choc du récent Grand Prix d'Allemagne disputé devant des tribunes clairsemées, les dirigeants de la Formule 1 ont enfin réalisé qu'il était temps de réagir pour restaurer la popularité de la Formule 1. Un groupe de travail mené par Flavio Briatore vient d'ailleurs d'être mis en place par Bernie Ecclestone. Louable initiative, sauf que la première suggestion qui en est ressortie consiste à introduire un lest pour pénaliser les meilleurs. Affligeant.

 

Bernie_Ecclestone_2012_Bahrain.jpgNiki Lauda raconte beaucoup de bêtises, mais il y a quelques jours, il a eu un éclair de lucidité. Lorsqu'on lui a demandé ce qu'il faudrait faire pour améliorer la F1, sa réponse a été limpide : supprimer toutes les règles qui ont été indroduites depuis 12 ans. Niki exagère un peu, mais il met le doigt là où ça fait mal. Depuis la saison 2002 marquée par la domination sans partage de Ferrari et de Schumacher, la F1 panique dès que le suspense et le spectacle ne sont pas au rendez-vous. Et au lieu de faire preuve de patience (est-ce qu'on change les règles du football après un 0-0 ou quand un équipe domine trop ?), elle introduit de nouvelle règles. Ces nouvelles règles posent des nouveaux problèmes, qui obligent à inventer de nouvelles règles pour tenter de résoudre les problèmes que l'on vient de créer. Et ainsi de suite. Voilà pourquoi la F1, dont le règlement sportif, pendant plus de 50 ans, a été simple et relativement stable, n'arrête pas de changer, pour devenir un mille-feuille législatif de plus en plus complexe.

 

Cette complexité, ce côté artificiel (symbolisé par le DRS, ou encore par l'obligation de monter deux types de pneus à chaque course), voilà ce qui nous agace, nous, les vrais amoureux de la F1. Croyez-vous que nous sommes entendus ? Bien sur que non puisque la première idée qui est sortie du groupe de travail monté par Ecclestone est l'introduction du lest. Cette solution grotesque et honteuse, si elle était retenue, signifierait la mort de la Formule 1, puisque pénaliser les meilleurs est contraire à l'essence même de cette discipline. Le simple fait qu'ils y aient pensé prouve que ceux qui prétendent oeuvrer pour le bien de la F1 sont complètement à côté de la plaque, et seront les fossoyeurs de ce sport. A titre personnel, j'ai tout toléré depuis des années, mais une telle modification réglementaire serait celle de trop. Celle qui m'amènerait à faire autre chose de mes dimanches alors que je n'ai pas raté plus de 5 GP en quasiment 30 ans.

 

La F1 va mal, et ceux qui la dirigent sont en train de l'achever. En manifestant notre opposition, peut-être serons-nous entendus et pourrons-nous sauver ce qui peut encore l'être. Car certains dirigeants, surpris du mécontentement général provoqué par la double-attribution des points, ont enfin compris qu'écouter les fans n'était peut-être pas une mauvaise idée pour les comprendre. Encore faudra t-il écouter les vrais fans, et pas cette génération qu'on appellerait "footix" dans le monde du ballon rond, et qui s'offusque devant une course sans dépassement ou lorsqu'un pilote ou une équipe domine trop fortement. C'est en grande partie à cause d'eux que la FIA multiplie les mauvais choix depuis 2002.

 

Pour revenir au sujet, il est bien gentil Ecclestone de s'inquiéter de la baisse de popularité de la F1 alors qu'il en est le principal responsable. Qui pratique la surenchère auprès des diffuseurs TV et fait en sorte que les grands prix ne sont plus diffusés sur les chaines gratuites, mais sur des chaines payantes à l'audience confidentielle ? Qui pratique la surenchère auprès des organisateurs et fait en sorte qu'il y a de moins en moins de course en Europe, au profit de destinations improbables où personne de s'intéresse à la F1 ? C'est lui, bien sur. Avec son patron CVC Partners, le fonds d'investissement propriétaire des droits commerciaux de la F1, il est dans une logique de court terme  : encaisser le maximum d'argent possible dans le minimum de temps. Peu importe qu'il scie la branche sur laquelle la F1 est assise et qu'il fasse fuir médias, sponsors et télespectateurs, il sait que ni lui (âgé de 83 ans) ni CVC (qui cherche à vendre) n'auront à en assumer l'héritage.

 

Photo :  Ryan Bayona sous licence Creative Commons paternité 2.0 générique.

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Samedi 26 juillet 2014 6 26 /07 /Juil /2014 18:24

Nouvelle déconvenue en qualification pour Lewis Hamilton. Une semaine après sa rupture de freins d'Hockenheim, l'Anglais s'est offert un barbecue improvisé dès les premiers instants de la Q1 sur le Hungaroring. A clé, un départ des stands et une remontée impossible en perspective, sur le tracé de la saison où, hormis Monaco, les dépassements sont le plus difficile.

 

Lewis_Hamilton_2014_China.jpgLa grande mode du moment, c'est la prolifération des thèses complotistes. Aucun événement ne trouve sa justification dans la thèse officielle. Non, il y a forcément autre chose car c'est bien connu, "on" nous ment. C'est peut être parfois vrai, mais cette façon de systématiser le doute est assez grotesque. Bien entendu, la Formule 1 n'échappe pas à cette tendance. Et pour certains fans d'Hamilton (et même d'autres), forcément, ces ennuis à répétition que rencontre l'Anglais, c'est le signe d'autre chose. Le signe qu'il n'est pas traité à égalité avec Nico Rosberg, le signe que Mercedes a fait son choix et préfère voir un Allemand sacré champion du monde. En gros, qu'il est saboté.

 

Sérieusement, on ne voit pas bien quel avantage Mercedes, qui jusqu'à preuve du contraire, ne vend pas des voitures qu'en Allemagne, aurait à ce que Rosberg plutôt qu'Hamilton soit titré. Par contre, niveau image, un moteur qui flambe, on voit très bien à quel point c'est négatif. Mais quand la passion prend le pas sur la raison...

 

Lewis Hamilton vit ça de l'intérieur, il voit le titre qu'il mérite plus que Rosberg lui échapper, et on peut comprendre sa frustration. On peut également comprendre que sur le coup de la déception, il se fasse des films et doute de la loyauté de son équipe à son égard. Le problème est que Lewis est un sanguin, qui a parfois tendance à parler à tort et à travers, sans réfléchir aux conséquences de ses paroles. Sans réfléchir du tout en fait. Au lieu d'être solidaire avec son équipe et d'employer le "nous", il se retranche derrière le "je" ("je n'ai pas fait d'erreurs"), laissant bien comprendre que le problème ne vient pas de lui. Déjà, en soi, c'est une attitude contestable. Et là où il va encore plus loin, c'est quand il laisse entendre que ses soucis n'ont rien à voir avec la malchance et lache d'un air mystérieux qu'il ne peut pas tout dire. Il fait mine de ne rien dire, mais en fait il en dit trop, et met implicitement en cause la probité de son écurie.

 

Il s'agit d'une attitude franchement immature, qui n'est pas sans rappeler ses tensions passées avec McLaren, quand pour prouver on ne sait plus trop quoi, il avait posté ses relevés de télémétrie sur les réseaux sociaux. Et là, pour le coup, à force de déclarations foireuses, il ne faudra pas qu'il s'étonne si Mercedes finit par prendre partie pour le flegmatique Nico Rosberg.

 

 

Photo : emperornie sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic.

Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Sports Mécaniques
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Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 19:33

Le marché des transferts est peu animé jusqu'à présent, et ça risque de ne pas beaucoup bouger dans les semaines ou mois à venir. La raison est toute simple : à part Jenson Button et Romain Grosjean, tous les cadors du peloton ont déjà un contrat en poche pour 2015. Alors bien sur, les contrats sont faits pour être cassés et on ne peut jamais totalement exclure une rupture anticipée (bizarrement, tout le monde regarde du côté de chez Ferrari...) qui entraînerait une réaction en chaîne. Mais à ce jour, cela reste très peu probable. Le point équipe par équipe :

 

Article rédigé le 23/07/2014 : le plateau 2015 actualisé régulièrement est à retrouver sur cette page :

 

First_lap_2014_Bahrain_Grand_Prix_-3-.jpgMercedes : Nico Rosberg a prolongé en juillet son contrat jusqu'à fin 2017. Lewis Hamilton reste lui sous contrat jusqu'à fin 2015 et malgré les petites tensions apparues cette année, un départ anticipé semble inconcevable.

 

Red Bull-Renault : Sebastian Vettel est sous contrat jusqu'à fin 2015. Même si on sent que son histoire d'amour avec Red Bull touche à sa fin, il honorera très certainement sa dernière année de contrat. Pas de question à se poser pour Daniel Ricciardo, auteur d'une excellente saison, et qui s'est engagé pour plusieurs années.

 

Williams-Mercedes : Valtteri Bottas et Felipe Massa ont d'ores et déjà été confirmés pour la saison 2015.

 

Ferrari : Fernando Alonso a lié son destin avec l'écurie italienne jusqu'en 2016. La lassitude du pilote espagnol vis à vis de la Scuderia n'est un secret pour personne, mais la probabilité de le voir partir ailleurs avant l'issue de son contrat reste faible. Et pour aller où ? En dehors de McLaren, qui n'offre pas plus de garanties de succès à court terme, il n'a aucune solution de repli. Kimi Raikkonen, lui, a signé jusqu'à fin 2015, mais ses performances actuelles amènent à s'interroger sur une nouvelle rupture anticipée, comme il y a 5 ans. Nous n'en sommes pas encore là.

 

McLaren-Honda : Jenson Button arrive en fin de contrat. Malgré des prestations solides de la part de l'Anglais, on sent que Ron Dennis reste sur sa faim et aimerait accueillir un pilote d'une dimension supérieure pour fêter l'arrivée de Honda à la place de Mercedes. Il rêve des retours de Fernando Alonso ou de Lewis Hamilton, même s'ils sont tous deux sous contrat. Moins prestigieuse, une arrivée de Romain Grosjean, synonyme de sang neuf, et qu'Eric Boullier connaît bien, est également envisageable, même si ce n'est pas la tendance du moment. S'agisant de Kevin Magnussen, malgré des performances en dent de scie, la logique serait de le prolonger afin de lui permettre de concrétiser son potentiel.

 

Force India-Mercedes : Nico Hulkenberg, et à un degré moindre Sergio Pérez, donnent entière satisfaction, et contribuent à la meilleure saison de l'histoire de l'écurie indienne. Aucune raison de se séparer d'eux, à moins que Nico Hulkenberg reçoive l'offre de ses rêves de la part d'un top-team. Mais pour cela, il faudra payer, car l'Allemand (comme le Mexicain d'ailleurs) a un contrat portant sur plusieurs saisons.

 

Toro Rosso-Renault : Daniil Kvyat, promu à la surprise générale l'hiver dernier, effectue des débuts très convaincants en F1 et bénéficiera très certainement d'une deuxième année. L'avenir chez Toro Rosso de Jean-Eric Vergne, qui, sans être mauvais, stagne, semble par contre scellé. Il sera probablement remplacé par Carlos Sainz Jr, actuel leader du championnat de Formule Renault 3.5

 

Lotus-Mercedes ? : Pastor Maldonado, fort du soutien de PDVSA, et malgré des performances peu convaincantes, a d'ores et déjà été confirmé pour 2015. Par contre, Romain Grosjean, irréprochable cette année, regarde ailleurs. Mais en dehors d'une éventuelle ouverture chez McLaren, le marché est bouché. Côté moteur, l'écurie d'Enstone devrait abandonner Renault et rejoindre le clan Mercedes, même si aucune annonce officielle n'est encore intervenue. 

 

Marussia-Ferrari : La probable neuvième place au championnat devrait donner un bol d'air financier à l'écurie. Une troisième saison de Jules Bianchi n'aurait pas beaucoup de sens, mais on voit mal où il pourrait aller si le marché ne se débloque pas un peu. Quant à Max Chilton, tout dépendra de la patience de ses soutiens financiers.

 

Sauber-Ferrari : Adrian Sutil et Esteban Gutierrez déçoivent tous les deux, et n'ont plus beaucoup de crédit au sein de l'écurie suisse. Si on ajoute à cela que leurs soutiens financiers semblent également être en train de se lasser, leur sort paraît scellé, et pourrait même se jouer avant la fin de saison 2014 pour l'un des deux. Giedo van der Garde ronge son frein, tout comme Sergey Sirotkin et Simona de Silvestro.

 

Caterham-Renault : L'écurie a changé de propriétaire cet été puisque Tony Fernandes a vendu à un mystérieux consortium composé d'investisseurs venant de Suisse et du Proche-Orient. On ignore si l'équipe conservera le nom Caterham (a priori, oui, pour des raisons de droits TV) et si elle continuera à être inscrite sous licence malaisienne (cela n'aurait pas beaucoup de sens). Pour être franc, on ne sait même pas si elle sera en mesure de passer l'hiver. Si tel est le cas, les pilotes seront choisis en fonction de leur apport budgétare. Kamui Kobayashi est d'ores et déjà condamné (probable même qu'il ne finisse pas la saison 2014) et on ignore si les sponsors de Marcus Ericsson sont assez généreux pour financer une deuxième saison dans l'anonymat du fond de grille.

 

Photo : Habeed Hameed sous licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 2.0 générique

Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Sports Mécaniques
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