On va la faire brève. Pas parce que je suis pressé, mais parce que je me suis copieusement ennuyé durant cette édition 2012 du Grand Prix de Monaco. Quel contraste avec le spectacle à couper le souffle offert quelques heures plus tard par l'Indy 500...
Que restera t-il dans quelques
années de ce Grand Prix de Monaco 2012 ? Pas grand chose si ce n'est une simple donnée statistique : Mark Webber y a remporté son deuxième succès sur le Rocher. Pas franchement immérité, pas non
plus avec la manière. Bref, une simple ligne sur son palmarès, qui pèsera peut-être lourd en fin d'année s'il devient champion, mais pour l'instant, rien d'autre.
Ce grand prix aurait pu rester mémorable en faisant de Michael Schumacher, à 43 ans, un des plus vieux poleman de l'histoire de la Formule 1 mais on le sait, avec sa sale habitude de sanctionner les incidents de course comme s'il s'agissait d'agressions caractérisées, la FIA a gâché la fête du samedi.
Et le spectacle en piste ? Rien. On peut même dire qu'on a touché le fond. La question qui agite actuellement le petit monde de la Formule 1 tient aux pneus Pirelli qui transformeraient les courses en grande loterie. C'est un faux débat : tout le monde a les mêmes gommes, il n'y a pas de bons ou de mauvais trains de pneus distribués au hasard et il appartient aux ingénieurs de trouver les bonnes solutions techniques. Comme depuis toujours. Et ce faux débat occulte le véritable problème des pneus Pirelli : ils ne permettent pas d'attaquer, obligeant les pilotes à toujours rester sur la réserve. Et quand à cela s'ajoute une piste complètement anachronique qui ne permet même pas d'oser tenter la moindre ébauche de dépassement, cela donne le spectacle navrant auquel on a assisté dimanche.
Nos commentateurs préférés (ou pas...) se gargarisaient de voir six voitures se tenir en un mouchoir de poche dans le sprint final, sans comprendre qu'ils n'assistaient qu'à un grotesque défilé, tout le monde restant dans le faux rythme permettant de sauvegarder au mieux les gommes. Ça m'a fait penser aux commentateurs de TF1 euphoriques devant la fin du Grand Prix d'Europe 2002 au Nurburgring, s'imaginant assister à un duel de titans entre Schumacher et Barrichello, et ne comprenant pas (ou feignant de ne pas comprendre...) que Radio Todt avait grésillé et que les deux pilotes Ferrari étaient certes roues dans roues, mais avaient levé le pied et baissé le rythme de plusieurs secondes au tour.
Photo : Niels Mickers sous licence Creative Commons Paternité 3.0 Pays-Bas.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Il y a une bonne et une mauvaise
nouvelle pour Ford. La bonne nouvelle, c'est que sur terre, les Ford Fiesta confirment n'avoir rien à envier aux Citroën DS3. Mieux, les voitures anglo-américaines semblent supérieures aux
Françaises. La mauvaise nouvelle, c'est que ça n'empêche pas Sébastien Loeb de gagner. Ce week-end, en Grèce, Jari-Matti Latvala et Petter Solberg ont successivement engagé un bras de fer avec
Loeb. Mais à chaque fois que les pilotes Ford semblaient sur le point de faire plier l'Alsacien, ce sont eux qui ont craqué. Une erreur (encore une...) pour Latvala le samedi, qui a pu cependant
sauver un podium, une erreur pour Solberg le dimanche, synonyme d'abandon, et voilà comment les choses s'annoncent bien compliquées au championnat pour les hommes de Malcolm Wilson, qui doit
d'ailleurs se gratter la tête ce soir en constatant que le mieux placé de ses pilotes est désormais le Norvégien Mads Ostberg.
Derniers Commentaires