Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 19:33

Le marché des transferts est peu animé jusqu'à présent, et ça risque de ne pas beaucoup bouger dans les semaines ou mois à venir. La raison est toute simple : à part Jenson Button et Romain Grosjean, tous les cadors du peloton ont déjà un contrat en poche pour 2015. Alors bien sur, les contrats sont faits pour être cassés et on ne peut jamais totalement exclure une rupture anticipée (bizarrement, tout le monde regarde du côté de chez Ferrari...) qui entraînerait une réaction en chaîne. Mais à ce jour, cela reste très peu probable. Le point équipe par équipe :

 

Article rédigé le 23/07/2014 : le plateau 2015 actualisé régulièrement est à retrouver sur cette page :

 

First_lap_2014_Bahrain_Grand_Prix_-3-.jpgMercedes : Nico Rosberg a prolongé en juillet son contrat jusqu'à fin 2017. Lewis Hamilton reste lui sous contrat jusqu'à fin 2015 et malgré les petites tensions apparues cette année, un départ anticipé semble inconcevable.

 

Red Bull-Renault : Sebastian Vettel est sous contrat jusqu'à fin 2015. Même si on sent que son histoire d'amour avec Red Bull touche à sa fin, il honorera très certainement sa dernière année de contrat. Pas de question à se poser pour Daniel Ricciardo, auteur d'une excellente saison, et qui s'est engagé pour plusieurs années.

 

Williams-Mercedes : Valtteri Bottas et Felipe Massa ont d'ores et déjà été confirmés pour la saison 2015.

 

Ferrari : Fernando Alonso a lié son destin avec l'écurie italienne jusqu'en 2016. La lassitude du pilote espagnol vis à vis de la Scuderia n'est un secret pour personne, mais la probabilité de le voir partir ailleurs avant l'issue de son contrat reste faible. Et pour aller où ? En dehors de McLaren, qui n'offre pas plus de garanties de succès à court terme, il n'a aucune solution de repli. Kimi Raikkonen, lui, a signé jusqu'à fin 2015, mais ses performances actuelles amènent à s'interroger sur une nouvelle rupture anticipée, comme il y a 5 ans. Nous n'en sommes pas encore là.

 

McLaren-Honda : Jenson Button arrive en fin de contrat. Malgré des prestations solides de la part de l'Anglais, on sent que Ron Dennis reste sur sa faim et aimerait accueillir un pilote d'une dimension supérieure pour fêter l'arrivée de Honda à la place de Mercedes. Il rêve des retours de Fernando Alonso ou de Lewis Hamilton, même s'ils sont tous deux sous contrat. Moins prestigieuse, une arrivée de Romain Grosjean, synonyme de sang neuf, et qu'Eric Boullier connaît bien, est également envisageable, même si ce n'est pas la tendance du moment. S'agisant de Kevin Magnussen, malgré des performances en dent de scie, la logique serait de le prolonger afin de lui permettre de concrétiser son potentiel.

 

Force India-Mercedes : Nico Hulkenberg, et à un degré moindre Sergio Pérez, donnent entière satisfaction, et contribuent à la meilleure saison de l'histoire de l'écurie indienne. Aucune raison de se séparer d'eux, à moins que Nico Hulkenberg reçoive l'offre de ses rêves de la part d'un top-team. Mais pour cela, il faudra payer, car l'Allemand (comme le Mexicain d'ailleurs) a un contrat portant sur plusieurs saisons.

 

Toro Rosso-Renault : Daniil Kvyat, promu à la surprise générale l'hiver dernier, effectue des débuts très convaincants en F1 et bénéficiera très certainement d'une deuxième année. L'avenir chez Toro Rosso de Jean-Eric Vergne, qui, sans être mauvais, stagne, semble par contre scellé. Il sera probablement remplacé par Carlos Sainz Jr, actuel leader du championnat de Formule Renault 3.5

 

Lotus-Mercedes ? : Pastor Maldonado, fort du soutien de PDVSA, et malgré des performances peu convaincantes, a d'ores et déjà été confirmé pour 2015. Par contre, Romain Grosjean, irréprochable cette année, regarde ailleurs. Mais en dehors d'une éventuelle ouverture chez McLaren, le marché est bouché. Côté moteur, l'écurie d'Enstone devrait abandonner Renault et rejoindre le clan Mercedes, même si aucune annonce officielle n'est encore intervenue. 

 

Marussia-Ferrari : La probable neuvième place au championnat devrait donner un bol d'air financier à l'écurie. Une troisième saison de Jules Bianchi n'aurait pas beaucoup de sens, mais on voit mal où il pourrait aller si le marché ne se débloque pas un peu. Quant à Max Chilton, tout dépendra de la patience de ses soutiens financiers.

 

Sauber-Ferrari : Adrian Sutil et Esteban Gutierrez déçoivent tous les deux, et n'ont plus beaucoup de crédit au sein de l'écurie suisse. Si on ajoute à cela que leurs soutiens financiers semblent également être en train de se lasser, leur sort paraît scellé, et pourrait même se jouer avant la fin de saison 2014 pour l'un des deux. Giedo van der Garde ronge son frein, tout comme Sergey Sirotkin et Simona de Silvestro.

 

Caterham-Renault : L'écurie a changé de propriétaire cet été puisque Tony Fernandes a vendu à un mystérieux consortium composé d'investisseurs venant de Suisse et du Proche-Orient. On ignore si l'équipe conservera le nom Caterham (a priori, oui, pour des raisons de droits TV) et si elle continuera à être inscrite sous licence malaisienne (cela n'aurait pas beaucoup de sens). Pour être franc, on ne sait même pas si elle sera en mesure de passer l'hiver. Si tel est le cas, les pilotes seront choisis en fonction de leur apport budgétare. Kamui Kobayashi est d'ores et déjà condamné (probable même qu'il ne finisse pas la saison 2014) et on ignore si les sponsors de Marcus Ericsson sont assez généreux pour financer une deuxième saison dans l'anonymat du fond de grille.

 

Photo : Habeed Hameed sous licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 2.0 générique

Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Sports Mécaniques
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Mardi 22 juillet 2014 2 22 /07 /Juil /2014 00:02

Adrian SutilA en croire les rumeurs, Adrian Sutil a failli ne pas disputer le Grand Prix d'Allemagne ce week-end, sa position chez Sauber étant très fragile. Peut-être cela aurait-il mieux valu pour lui puisque ça l'aurait privé de détenir seul l'un des records les moins enviés de la Formule 1, celui du plus grand nombre de courses disputées sans jamais être monté sur le podium. A noter que Nico Hulkenberg, avec déjà 67 GP au compteur, pourrait intégrer le "top 10" de ce classement d'ici la fin de saison.

 

Le record d'Adrian Sutil s'explique par un double phénomène : les saisons actuelles comportent plus de courses qu'auparavant, et la très grande fiabilité des voitures ne favorise pas les podiums "chanceux". Dans les années 1980, l'Allemand aurait trouvé au moins une fois le chemin du podium grâce à une course hécatombe comme il y en avait tant. Pourtant, de façon surprenante, on trouve peu de pilotes de la génération actuelle dans ce "Hall of Shame". Peut-être parce que les phénomènes décrits plus haut sont contrebalancés par un autre élément : les exigences financières font que la valse des pilotes de fond de grille est plus importante que par le passé, et les Pierluigi Martini d'aujourd'hui tiennent rarement plus de deux saisons.


Plus grand nombre de GP disputés sans podium :

 

  Pilote GP Période d'activité
1 DE Adrian Sutil 119 2007-2014
2 IT Pierluigi Martini 118 1985-1995
3 FR Philippe Alliot 109 1984-1994
4 BR Pedro Diniz 98 1995-2000
5 JP Ukyo Katayama 95 1992-1997
6 EN Jonathan Palmer 83 1983-1989
7 CH Marc Surer 81 1979-1986
8 IT Vitantonio Liuzzi 80 2005-2011
9 IT Piercarlo Ghinzani 76 1981-1989
10 JP Satoru Nakajima 74 1987-1991

 

Photo : Nic Redhead sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic.

Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Fans de Formule 1
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Lundi 21 juillet 2014 1 21 /07 /Juil /2014 03:38

La pluie, qui avait contraint les organisateurs à décaler le programme du week-end et à reporter la course du samedi, s'est finalement invitée dimanche pour la deuxième manche de Toronto. Si tout le monde a chaussé les pneus pluie en même temps, il fallait par contre du nez pour décider du moment où, la piste s'asséchant, il convenait de repasser en slicks. A ce petit jeu, Mike Conway a été le plus audacieux et le plus inspiré. Mine de rien, l'Anglais, qui dispute un programme partiel, en est déjà à sa deuxième victoire de la saison. C'est également le troisième succès de l'année du Ed Carpenter Racing. Will Power, peu en réussite depuis quelques semaines, renoue avec le podium et reprend quelques points à Hélio Castroneves. Par contre, Simon Pagenaud, trahi par la mécanique, a perdu gros au championnat.

 

Classement de la deuxième manche de Toronto :

 

1 EN Mike Conway Ed Carpenter Racing Chevrolet 1h20'35"5420
2 BR Tony Kanaan Chip Ganassi Racing Chevrolet + 3"5418
3 Australie Will Power Team Penske Chevrolet + 5"1545
4 US Charlie Kimball Chip Ganassi Racing Chevrolet + 5"4857
5 JP Takuma Sato A.J. Foyt Racing Honda + 6"6210

 

Classement du championnat :

 

1 BR Hélio Castroneves Team Penske Chevrolet 533
2 Australie Will Power Team Penske Chevrolet 520
3 US Ryan Hunter-Reay Andretti Autosport Honda 464
4 FR Simon Pagenaud Schmidt Peterson Motorsports Honda 462
5 CO Juan Pablo Montoya Team Penske Chevrolet 428
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Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 20:30

Sébastien Bourdais a remporté ce dimanche la première manche du meeting IndyCar de Toronto. Il s'agit du premier succès en monoplace américaine du pilote français depuis 2007.

 

Sébastien Bourdais LBGP 2012Pole position, victoire en menant la course d'un bout à l'autre, la domination de Sébastien Bourdais sur le tracé de Toronto a ressemblé à celle qu'il exerçait lors de ses quatres années dorées en Champ Car, de 2004 à 2007. Sauf que depuis 7 ans, les choses ont bien changé : le Champ Car n'existe plus, absorbé par l'IndyCar avec ses statistiques (raison pour laquelle ce succès de Bourdais est considéré non pas comme son tout premier dans la discipline, mais comme son 32e), Paul Newman est mort, le Newman/Haas Racing n'existe plus, et après un passage raté en Formule 1 et diverses pérégrinations en Superleague Formula et en Endurance, c'est par la petite porte que "Seabass" était revenu à la monoplace américaine en 2011.

 

Il y a eu tout d'abord deux saisons partielles chez Dale Coyne et Dragon Racing (cf photo), avant le véritable retour à temps complet l'an dernier, toujours chez Dragon. Après une première partie de saison calamiteuse qui laissait présager le pire, c'est à Toronto, déjà, que le Français était véritablement revenu au premier plan, avec deux podiums consécutifs. Un retour en forme confirmé quelques semaines plus tard par un nouveau podium à Baltimore. Suffisant pour séduire le KV Racing à la recherche d'une valeur sure pour remplacer Tony Kanaan.

 

Tout n'a pas fonctionné, loin s'en faut, depuis le début de l'année. On peut même dire que les résultats étaient globalement décevants, avec seulement 4 "top 10" (au Grand Prix d'Indianapolis, à l'Indianapolis 500, et lors des deux manches de Houston), plusieurs erreurs et une bonne dose de malchance. Mais aujourd'hui, tout a enfin bien fonctionné, histoire de refermer une parenthèse qui durait depuis le Grand Prix de Mexico 2007.

 

A noter que cette manche devait initialement se tenir hier, samedi, mais a été décalée au dimanche en raison de pluies diluviennes, et raccourcie à 65 tours.

 

Classement de la première manche de Toronto :

 

1 FR Sébastien Bourdais KVSH Racing Chevrolet 1h15'44"3232
2 BR Hélio Castroneves Team Penske Chevrolet + 3"3408
3 BR Tony Kanaan Chip Ganassi Racing Chevrolet + 4"8655
4 FR Simon Pagenaud Schmidt Peterson Motorsports Honda + 5"4271
5 NZ Scott Dixon Chip Ganassi Racing Chevrolet + 12"5472

 

Classement du championnat :

 

1 BR Hélio Castroneves Team Penske Chevrolet 512
2 Australie Will Power Team Penske Chevrolet 484
3 FR Simon Pagenaud Schmidt Peterson Motorsports Honda 454
4 US Ryan Hunter-Reay Andretti Autosport Honda 448
5 CO Juan Pablo Montoya Team Penske Chevrolet 417

 

Photo : Sébastien Bourdais en 2012 par Curt Smith sous licence Creative Commons paternité 2.0 générique

Par Thibaut - Publié dans : IndyCar - Communauté : Sports Mécaniques
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Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 20:30

Je l'écris souvent : les courses les plus sympas à suivre ne sont généralement pas celles qui amènent le plus de commentaires. Et ce Grand Prix d'Allemagne 2014 était vraiment agréable.

 

Nico_Rosberg_2014_China_Qualify.jpgUn départ animé, des belles bagarres (même si souvent rendues possibles par les stratégies pneumatiques décalées, ce qui est donc un peu artificiel et n'a pas la même saveur qu'une vraie lutte pour la position finale), un podium qui est resté incertain jusqu'au bout, oui, on a assisté à une belle course. Le seul point noir était l'absence de suspense pour la victoire : Lewis Hamilton relégué en fond de grille suite à son accident en qualifications, Nico Rosberg n'a jamais été inquiété. On sent que Williams, deuxième force du plateau depuis l'Autriche, pousse et se rapproche, mais Mercedes a encore une belle marge.

 

Que retenir ? Le tonneau de Massa au départ ? Spectaculaire, oui, mais à ranger au rayon "accident de course", aucune responsabilité ne pouvant être dégagée entre le Brésilien et Kevin Magnussen.

 

Une performance qui sortait du lot ? Même pas. A la façon de l'école des fans, on serait tenté de mettre 10/10 aux principaux tauliers. Rosberg a été impeccable, Bottas confirme qu'il a passé un cap en sachant conjuguer vitesse et constance, Hamilton a fait la belle remontée que l'on attendait de lui, tout comme Ricciardo, retardé par l'accident du départ, Alonso a été une nouvelle fois irréprochable, Vettel, à défaut d'être génial, s'est fait du bien au moral, et Hulkenberg et les pilotes McLaren ont pris les points qu'il fallait prendre.

 

Finalement, s'il y avait un seul nom à sortir, mais pas dans le bon sens, ce serait celui de Kimi Raikkonen. Le Finlandais, qui a terminé hors des points, a réalisé une nouvelle course fantomatique. Il n'a pas été aidé par ses stratèges, ni par les faits de course puisqu'à deux reprises, son aileron avant a été rectifié dans des mini-contacts, et que cela  a probablement altéré le comportement de sa voiture (on notera quand même qu'un aileron avant, ça se change rapidement, et que Ferrari n'a pas jugé utile de le faire, signe que les dégâts ne devaient pas être énormissimes). Mais cela est loin de tout expliquer. Le niveau de performance de Kimi, et son incapacité à rectifier le tir, à adapter son style de pilotage, font de lui l'actuel maillon faible de Ferrari. On voit mal Ferrari le limoger une deuxième fois et, comme fin 2009, devoir payer une énorme compensation financière. Mais comment imaginer que la Scuderia accepte de prolonger cette situation jusqu'à fin 2015 ?

 

Photo : emperornie sous licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 2.0 générique

Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Sports Mécaniques
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