Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 19:20

Contrairement à ce que laissaient entendre certaines rumeurs, Nico Hulkenberg sera toujours en Formule 1 l'an prochain puisqu'il a été confirmé aujourd'hui chez Force India. Reste néanmoins le sentiment que l'Allemand a peut être laissé passer sa chance et aura du mal à s'extirper un jour du milieu de peloton.

 

2011 Spanish GP HulkenbergNico Hulkenberg toujours chez Force India en 2015, ce n'est pas une surprise. Cela a en tous cas le mérite de mettre un terme aux rumeurs qui l'annonçaient en partance de la Formule 1, direction le championnat du monde d'endurance où il aurait reçu une grosse offre de Porsche. D'ailleurs, peut-être pourra t-il quand même disputer les 24 Heures du Mans en juin prochain, même si généralement, des restrictions contractuelles ou des incompatibilités de sponsors rendent difficile ce genre de pige.

 

De façon curieuse, Bob Fernley, le directeur adjoint de Force India, expliquait il y a quelques jours que ce qui bloquait la confirmation d'Hulkenberg était l'incertitude autour de la situation chez Ferrari. En gros, si on lit entre les lignes, Hulkenberg avait une clause dans son contrat lui permettant de quitter Force India s'il recevait une offre d'un top team. Ce qui est étrange, ce n'est pas l'existence d'une telle clause, mais le fait que l'Allemand imaginait encore tout récemment pouvoir rejoindre Ferrari ou une autre grosse écurie. Il y a un an, oui, il avait été tout proche de signer pour Ferrari avant que la piste Raikkonen ne s'ouvre pour la Scuderia. Il avait ensuite failli rejoindre Lotus, alors considéré comme un top team, avant que les difficultés financières du côté d'Enstone ne fasse capoter le projet. Mais cette année, jamais son nom n'a été cité du côté d'une grosse écurie.

 

Que s'est-il passé pour expliquer ce qui ressemble fort à une disgrâce ? Si on regarde le classement du championnat du monde des pilotes, Hulkenberg réalise la meilleure saison de sa carrière. Il est 8e du championnat avec 76 points. D'un point de vue comptable, il n'a jamais fait mieux. Pourtant, après un début de saison tonitruant, il est progressivement rentré dans le rang.  D'abord, il a subi la baisse de forme progressive des Force India. Il n'y peut pas grand chose, même si ça a contribué à le faire sortir des écrans radars. Plus inquiétant, la tendance récente du rapport de force avec son coéquipier Sergio Pérez n'est pas à son avantage. Là encore, si on regarde le classement du championnat, Nico est assez loin devant son coéquipier mexicain, mais cet écart ne rend pas vraiment justice à Pérez qui depuis plusieurs courses, est régulièrement plus tranchant que l'Allemand, tant en qualifications qu'en course. C'est également Pérez qui a signé le plus bel exploit de l'écurie cette saison en allant attraper une troisième place à Barhein, là où Hulkenberg, 77 grands prix au compteur, court toujours après le premier podium de sa carrière.

 

Autant d'éléments qui font que l'on s'interroge sur Hulkenberg. Ses qualités de pilote sont indéniables, son CV presque parfait parle pour lui, mais vient un moment où l'excuse du manque de chance a ses limites. Tout comme celle de l'aveuglement général des directeurs d'écurie. Peut-être qu'à la façon de Nick Heifeld avec qui il a beaucoup de points communs, lui manque t-il ce petit supplément d'âme qui distingue le très bon pilote du champion. Mais il n'a que 27 ans, et encore largement le temps de briller.


Photo : Gil Abrantes sous Creative Commons Attribution 2.0 Generic license.

Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Fans de Formule 1
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Dimanche 19 octobre 2014 7 19 /10 /Oct /2014 16:01

World Series by RenaultSi le public espagnol était venu à Jerez pour assister à une démonstration de Carlos Sainz Jr. et et de Roberto Merhi, il a du être bien déçu. Les deux hommes forts du championnat sont passés complètement à côté de leur week-end à domicile. Deux prestations dans l'anonymat du peloton pour Sainz Jr. qui n'a pas inscrit un seul point et deux abandons, dont un sur sortie de piste, pour Merhi.

 

Pour Merhi, qui était arrivé à Jerez avec une petite chance mathématique d'être titré, le bilan est terriblement négatif puisqu'il perd finalement sa deuxième place au championnat au profit du très régulier Pierre Gasly. Pour Carlos Sainz Jr., on pourrait être tenté de penser que ce week-end est sans conséquence puisque cela ne l'a pas empêché de devenir le premier pilote Red Bull Junior sacré en Formule Renault 3.5. Sauf que justement, Helmut Marko, qui dirige la filière autrichienne, est plus du style à s'attacher à la manière qu'aux résultats bruts. Et à un moment où on sent que l'ensemble du clan Red Bull hésite à promouvoir l'Espagnol en Formule 1 chez Toro Rosso, ce week-end raté risque de peser très lourd.

 

Classement des deux manches du meeting de Jerez :

 

  Course 1 Course 2
1 EN Will Stevens EN Oliver Rowland
2 EN Oliver Rowland CA Nicolas Latifi
3 RU Sergey Sirotkin EN William Buller
4 FR Matthieu Vaxivière FR Pierre Gasly
5 NL Beitske Visser RU Sergey Sirotkin

 

 Classement final du championnat :


1 ES Carlos Sainz Jr. DAMS 227
2 FR Pierre Gasly Arden Motorsport 192
3 ES Roberto Merhi Zeta Corse 183
4 EN Oliver Rowland Fortec Motorsports 181
5 RU Sergey Sirotkin Fortec Motorsports

132

 

Photo : Willtron sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.

Par Thibaut - Publié dans : Formule Renault 3.5 - Communauté : Sports Mécaniques
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Dimanche 19 octobre 2014 7 19 /10 /Oct /2014 13:09

Il n'y avait pas un grand suspense à Hockenheim pour la dernière manche du championnat d'Europe de Formule 3. Esteban Ocon étant déjà assuré du titre de champion depuis la semaine dernière à Imola, le principal centre d'intérêt était la lutte pour la deuxième place du championnat entre Max Verstappen et Tom Blomqvist. Le Néerlandais avait parfaitement entamé le week-end, avec une victoire dans la première course (ce qui fait de lui le pilote le plus victorieux de la saison avec 10 victoires contre 9 pour Ocon), mais Blomqvist a mieux terminé le meeting et pour 9 points, il chipe finalement la deuxième place au futur pilote Toro Rosso.

 

Classement des trois manches du meeting d'Hockenheim :

 

  Course 1 Course 2 Course 3
1 NL Max Verstappen EN Tom Blomqvist Autriche Lucas Auer
2 Autriche Lucas Auer IT Antonio Giovinazzi EN Jordan King
3 EN Tom Blomqvist Autriche Lucas Auer EN Tom Blomqvist
4 IT Antonio Giovinazzi FR Esteban Ocon SE Felix Rosenqvist
5 SE Felix Rosenqvist NL Max Verstappen IT Antonio Giovinazzi

 

 Classement final du championnat :

 

1 FR Esteban Ocon Prema Powerteam Dallara-Mercedes 478
2 EN Tom Blomqvist Carlin Dallara-Volkswagen 420
3 NL Max Verstappen Van Amersfoort Racing Dallara-Volkswagen 411
4 Autriche Lucas Auer Mucke Motorsport Dallara-Mercedes 365
5 IT Antonio Fuoco Prema Powerteam Dallara-Mercedes 255

 

Par Thibaut - Publié dans : Formule 3 - Communauté : Sports Mécaniques
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Samedi 18 octobre 2014 6 18 /10 /Oct /2014 23:38

Triste nouvelle, même si elle ne surprendra pas les observateurs du sport automobile anglais : le championnat britannique de Formule 3, qui a été pendant plusieurs décennies le championnat F3 de référence, n'aura pas lieu l'an prochain.

 

Marcus Ericsson 2008 British F3 002Pour se convaincre de l'importance historique de la Formule 3 britannique, il suffit de regarder son palmarès : Jim Clark en 1960, Jackie Stewart en 1964, Emerson Fittipaldi en 1969, Nelson Piquet en 1978, Ayrton Senna en 1983, Mika Hakkinen en 1990. Ils sont 6 champions du monde de Formule 1 à avoir été préalablement titrés en Formule 3 britannique. On pourrait rajouter plusieurs vainqueurs de grand prix : Carlos Pace en 1970, Gunnar Nilsson en 1975, Johnny Herbert en 1987, Rubens Barrichello en 1991 et Daniel Ricciardo en 2009. Et on ne parle même pas de toutes les stars de la Formule 1 et du sport auto mondial qui sont passées par ce championnat, sans y décrocher le titre. La liste serait beaucoup trop longue.

 

Pourquoi la British F3 a été si longtemps la formule de promotion de référence ? Essentiellement parce que le centre de gravité du sport automobile mondial se trouve en Angleterre depuis la fin des années 1950. Briller en F3 britannique, c'était donc briller sous les yeux de ceux qui font ou défont les carrières en Formule 1. Voilà pourquoi ce championnat n'attirait pas seulement les meilleurs espoirs britanniques, mais, au contraire de ses homologues français, italien ou allemand, avait un véritable caractère international. C'était notamment devenu le passage obligé de la filière brésilienne, inaugurée à la fin des années 1960 par Emerson Fittipaldi, ou de la filière nordique.

 

Le prestige de la British F3 est resté intact jusqu'au milieu des années 1990. A partir de cette période, il a commencé à fléchir, du fait de son incapacité à produire des champions capables de briller ensuite aux étages supérieurs. Qui se souvient de Kelvin Burt (1993), Oliver Gavin (1995), Jonny Kane (1997), Mario Haberfeld (1998), Mark Hynes (1999) ? Un coup très dur lui a ensuire été porté par la création de la Formule 3 Euro Series en 2003 (à dominante franco-allemande) qui s'est immédiatement imposée comme le championnat F3 de référence, attirant vers lui les meilleurs pilotes et les meilleurs écuries européennes, y compris britanniques. Signe des temps, c'est bien en F3 Euro Series et non en British F3 qu'un garçon comme Lewis Hamilton a choisi de faire ses gammes.

 

Devenu un championnat secondaire, la British F3 a semblé retrouver des couleurs à la fin des années 2000 lorsque la F3 Euro Series, plombée par une dérive des budgets, est tombée en crise. Signe encourageant, c'est l'Angleterre que choisissait le Red Bull Junior Team pour placer ses meilleurs espoirs. On a ainsi assisté aux titres successifs de Jaime AIguersuari (2008), Daniel Ricciardo (2009) et Jean-Eric Vergne (2010). Puis à celui en 2011 de Felipe Nasr, dernier poulain des Robertson. Mais ce qu'on pouvait alors interprêter comme une renaissance de la British F3 s'est avéré n'être qu'un chant du cygne. Ces trois dernières années, la discipline a vivoté avec des plateaux faméliques, tandis que la F3 européenne, relancée par la FIA, retrouvait toute sa puissance.

 

Photo : Marcus Ericsson en 2008 par Nick Bramhall sous licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 2.0 générique

Par Thibaut - Publié dans : Formule 3 - Communauté : Sports Mécaniques
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Mardi 14 octobre 2014 2 14 /10 /Oct /2014 11:47

Depuis que Red Bull a annoncé à Suzuka le départ en fin de saison de Sebastian Vettel, rien n'a bougé sur le marché des transferts, qui a sombré dans la confusion la plus totale. Au coeur des rumeurs, encore et toujours l'avenir de Fernando Alonso.

 

2012_Italian_GP_-_Alonso_on_pit.jpgLes choses semblaient limpides à Suzuka. Si Vettel quitte Red Bull, c'est forcément pour aller chez Ferrari. Et forcément pour remplacer Fernando Alonso, qui forcément irait chez McLaren-Honda. Dix jours plus tard, ce scénario reste le plus probable. Mais l'absence d'annonce officielle intrigue. Visiblement, il y a quelque chose qui bloque quelque part. Peut-être même existe t-il plusieurs points de blocage.

 

L'hypothèse la plus probable est que les choses traînent du côté de Maranello, en pleine passation de pouvoir.  Luca di Montezemolo n'a cédé la présidence de Ferrari à Sergio Marchionne que ce lundi 13 octobre. On se doute bien que ce n'est pas Montezemolo, sur le départ, qui allait faire des annonces relatives au divorce avec Alonso ou à l'arrivée de Vettel. Marchionne n'allait pas non plus le faire sans être officiellement rentré dans ses nouvelles fonctions. Maintenant, c'est bon, il peut le faire. Un peu de patience quand même, car Marchionne dirige l'ensemble du groupe FIAT-Chrysler, pas juste Ferrari, et que n'en déplaise à ceux qui pensent que tout tourne autour de la F1, finaliser la signature d'un pilote de Formule 1 n'est pas forcément la priorité absolue sur son agenda. Hier, il y avait par exemple l'entrée en bourse du groupe FIAT-Chrysler. Pas la moindre des formalités. Parions quand même sur l'officialisation dans les prochains jours de l'arrivée de Sebastian Vettel en rouge.

 

Et Fernando Alonso dans tout ça ? L'officialisation de son départ de Ferrari est probablement bloquée pour encore quelques jours pour les raisons exposées ci-dessus, mais une fois parti, il lui faudra trouver un point de chute, et ce n'est pas si évident que ça. Dans la mesure où Red Bull et Mercedes affichent complets, l'hypothèse la plus probable, on le dit depuis des mois, est McLaren-Honda, mais rien n'est encore signé et les négociations semblent difficiles.

 

En annonçant de façon très indélicate le départ de Vettel pour Ferrari, et pour peu que ce soit exact, Christian Horner et Helmut Marko ont mis une grosse épine dans le pied d'Alonso, car ils l'ont privé d'un levier de négociation avec McLaren. On le sait, pour Alonso, aller chez McLaren n'est pas vraiment une évidence. Il devra essuyer les platres du nouveau moteur Honda, et il ignore si cette écurie, qui n'a pas sorti une voiture capable de jouer la victoire depuis deux ans, sera en mesure de vite revenir au plus haut niveau. Ce qu'il souhaite, c'est un contrat d'une seule année, qui lui permettrait d'être à nouveau libre de ses mouvements fin 2015 : rester chez McLaren si le projet part sur de bonnes bases, ou partir chez Mercedes, voir ailleurs, si une place intéressante se libère. Mais McLaren, bien conscient de la position de faiblesse relative de l'Espagnol sur le marché, n'entend pas lui faire le contrat sur-mesure qu'il réclame. D'où les rumeurs d'année sabbatique qui fleurissent ici ou là. Ici encore, parions sur le fait que tout finira par se débloquer.

 

Reste néanmoins une ultime hypothèse. Et si le serpent de mer des trois monoplaces par écurie venait à se concrétiser ? Dans ce cas de figure, les données du problème seraient totalement modifiées et les hypothèses multipliées. D'ailleurs, Vettel et Alonso ont tous les deux tenus ces derniers jours des propos un peu mystérieux (du style "quand vous saurez, tout vous semblera évident") qui accréditeraient cette thèse. Cela reste très peu probable car le timing semble trop serré pour passer dès 2015 aux trois voitures par écuries. Sans compter que pour l'instant, même si l'inquiétude grandit autour de l'avenir de Caterham, aucune écurie n'a annoncé devoir mettre la clé sous la porte.

 

Photo : Francesco Crippa sous licence Creative Commons paternité 2.0 générique.

Par Thibaut - Publié dans : Formule 1 - Communauté : Fans de Formule 1
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